Présentation

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Bienvenue!

Ce blog contiendra une fiction sur Tokio Hotel, plus précisément sur Bill et Tom, les jumeaux Kaulitz.

Je tiens à dire que les personnes étant homophobes, anti-TH ou âmes sensibles peuvent cliquer sur la petite croix blanche sur fond rouge en haut à droite de leur écran.

Pour les autres, je vous souhaite une excélente lecture!

Au fait, moi c'est Lyra! =D. J'ai trois autres blogs de fictions:
- L'Arc-en-ciel en Noir et Blanc: X.
- Heart of Darkness: X.
- Les Electras fics: X.


Je vous présente:


The Hills Of Silence


J'aimerais que vous laissiez des commentaires un minimum construis, un commentaire ne disant que: "Génial! Une suite please!" me fait plaisir certes, mais disons qu'il ne m'apporte rien d'autre. Si vous pouviez élaborer vos commentaires en mettant vos impressions, ce que vous avez ressenti, ce que vous n'avez pas aimé, ce qui vous a paru mal écrit ou mal décrit et ce que vous avez aimez, j'en serais d'autant plus contente que je pourrais m'améliorer et vous faire des fictions encore mieux construites ^^. Merci d'avance!


Je ne préviens pas pour les suites. En revanche, à la fin de chaque chapitre, je vous met quand elle sera postée!


Merci à ces blogs pour leur publicité, (vous pouvez aussi allez noter ou laissez votre avis sur ma fiction):
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(Les liens conduisent directement à la page où mon blog figure!)


Une question? Pose-là sur cet article et je te répondrai par message sur ton blog! Si tu n'as pas de blog, je répondrais sur cet article même.

Marina: "Je voudrais savoir si la fiction sera twincest ou pas?"
- Oui, c'est une fiction Twincest.

# Posté le dimanche 09 mars 2008 12:05

Modifié le mardi 15 avril 2008 14:16

Résumé

Résumé
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Résumé
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Et si la mort n'était pas la dernière étape de la vie?

Je suis mort une nuit. Je ne n'en connais pas la date. Je ne me rapelle plus du lieu. Je ne me souviens pas de ma vie sur Terre. Je sais juste que je m'apelle Bill, que je suis trop jeune pour être déjà mort, et que j'aimais Tom plus qu'un frère.
Je tiens à préciser que les Enfers n'existent pas. Ni le Paradis d'ailleurs. En revanche, il y a un entre deux. Un drôle de monde. Un monde meurtris, où les Démons dominent et où les Anges vivent dans la peur et dans l'esclavage. Je suis un Ange. J'ai peur, et je suis perdu.
On m'a raconté que ce monde ne connaissait jamais le repos. Mais on m'a dit aussi que, au-delà de tout ce que l'on peut croire, il y a un endroit où des Anges connaitraient la paix. Cette endroit se fait apeller Les Collines Du Silence. Je le cherche. Mais je ne peux m'enfuir du foyer de Démons qui m'ont acheté au marché d'esclaves.
Les Démons ne sont pas tous démoniaques.
Je me souviens de Tom. Mais Tom n'est pas là. Tom est vivant, donc il ne peut pas être là.
Je suis seul pour m'en sortir. Je réfléchis tous les jours à comment m'enfuir, dans mon espèce de niche, que les Démons m'ont donné pour maison. Je suis tout seul. Mais je suis déterminé. Je trouverai les Collines. Je saurai vivre à nouveau comme j'ai vécu sur Terre.
Là-bas, j'y attendrai Tom. Encore faut-il que les Démons ne me tuent pas avant que j'y arrive.
J'ai oublié de vous dire une chose.
Lorsque l'on meurt, et que l'on quitte la Terre, on ne devient pas forcément Ange. On peut devenir Démon. Les Démons haissent, mutilent et tuent les Anges.
Je ne savais pas, avant de mourir, que j'aimais un Démon.

# Posté le dimanche 09 mars 2008 12:08

Chapitre Un

Chapitre Un
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« Reste caché là et ne bouge pas ! » M'avait dit Tom en souriant jusqu'aux oreilles.
C'était un jeu. C'était notre petit jeu à tous les deux. Nous nous amusions toujours à ça après minuit, ou en revenant des concerts. Nous n'y jouions qu'à deux. Notre décor de jeu était l'hôtel, nous étions les pions et nous devions atteindre les cuisines sans se faire prendre par les méchants. Il y avait plusieurs sortes de méchants. Les plus faciles à esquiver étaient nos gardes du corps, toujours postés au même endroit comme des meubles. Ce n'était pas facile de leur passer devant le nez, mais en mettant des petits somnifères dans leurs bouteilles d'eau, ça devenait un jeu d'enfant. Il y avait également une autre technique qui consistait à scotcher mon téléphone portable dans l'escalier (je le scotchais bien évidemment dans un endroit discret avant de monter dans ma chambre pour la nuit) et Tom appelait mon portable qui émettait alors une sonnerie que j'avais spécialement enregistré pour l'occasion : moi en train d'hurler comme un malade. Et, pensez-vous, le garde se précipitait dans les escaliers en entendant son petit protégé crier à la mort. La voie était alors libre. Tom se précipita vers l'ascenseur en pouffant de rire et y disparut.
Moi, je restais caché derrière le gros pot qui contenait un arbuste, dans le couloir du quatrième étage de l'hôtel. Je ne savais cependant pas pourquoi Tom m'avait demandé de rester ici. D'habitude, nous foncions à deux dans le jeu, têtes baissées comme deux taureaux entrant dans une corrida.
Cinq minutes plus tard, Tom revînt en riant toujours. Il s'écria :
« Viens vite ! Le garde m'a vu et pense que je remonte ! Il a prit les escaliers, ce nigaud ! Viens, on redescend à deux. »
Je me dégageai du pot, sourire aux lèvres, et nous nous dirigeâmes en courant dans l'ascenseur dont la porte était en train de se refermer. Nous nous glissâmes dans la cage avant que la porte ne se referme et Tom appuya sur le bouton « niveau 0 ». L'ascenseur se mit à descendre.
En bas, pas de garde. Mais il allait maintenant falloir éviter la deuxième catégorie de méchants : les femmes de ménage. Je peux vous dire, par expérience, qu'elles sont très, très malignes pour laisser leurs serpillières au milieu du couloir pour que vous glissiez dessus. Je m'en suis pris pas mal, des serpillières, et j'aime autant vous dire que mes fesses ont vu de sacrés beaux bleus. Tom aussi en connaît un rayon là-dessus.
Pour l'instant, pas d'ennemies femmes de ménage en vue. Tant mieux, mes fesses s'en porteraient d'autant plus bien.
Tom me prit la main et se mit à courir jusqu'au bout du couloir avant de s'arrêter à l'entrée de la salle de restaurant, qui avait accès aux cuisines. Le problème, c'est il y avait là une troisième catégorie de méchants. Ne me demandez pas comment ils faisaient, ne me demandez pas non plus comment ils savaient, mais ils étaient toujours là, tapis dans l'ombre avec leurs armes : des appareils photo. Oui, c'était les fameux Paparazzis. Ils se faisaient souvent passer pour des clients riches de l'hôtel. Une nuit, alors que les ennemis Paparazzis n'existaient pas encore et que Tom et moi avions évité les femmes de ménage, un bonhomme aux joues rondes et au regard d'aigle nous avait surpris dans la salle de restaurant de l'hôtel. Nous ne savions pas ce qu'il fichait là, peut-être effectuait-il une marche nocturne ou qu'il rentrait d'une soirée bien arrosée. Cependant, bien qu'il n'ait plus su où était sa chambre, il nous avait reconnu. Et il avait même son appareil photo avec lui. Et, comme un chevalier dégainant son épée, il sortit son appareil photo de sa sacoche (vous savez bien que ce genre d'individus ne quittent jamais leur précieuse arme) en deux temps, trois mouvements et « clic ! », Tom et Bill prit en flagrant délit. Nous avions retrouvé la photo dans un magasine people du lendemain. Je ne préfère pas trop vous décrire la tête de notre manager et la punition qu'il nous infligea ensuite.
Quoi qu'il en fût, pour l'instant, ni Tom ni moi n'apercevions de petits clignotants rouges d'appareils photo dans le noir dans lequel était plongée la salle de restaurant. Tom s'avança alors à pas de loup, me tenant toujours la main. J'avais le c½ur qui battait à fond et je savais qu'il en était de même pour mon jumeau. J'avais aussi très envie de rire. Voyez, encore à dix-huit ans, on reste gamin.
« Y'a personne ! Murmura Tom.
- Chut ! Soufflai-je. »
Et nous avançâmes à pas de loup dans le noir.
Nous avions déjà joué dans cet hôtel. Nous savions donc où était la porte des cuisines. C'est Tom qui la trouva, car moi je restais derrière en lui tenant la main, scrutant la pénombre pour m'assurer qu'il n'y avait pas de Paparazzis près à nous mitrailler de flashs.
Nous entrâmes dans la cuisine. Je sortis la lampe torche que j'emportais toujours avec moi pour le jeu. Ca évitait d'allumer toutes les lumières des cuisines et de réveiller le personnel de l'hôtel.
Je vis Tom sourire et trépigner dans la pénombre.
« On a encore réussi !
- On est les meilleurs
», lui dis-je.
Il posa une main sur ma joue et m'embrassa brièvement, sans s'attarder. Les minutes étaient comptées. La dernière mission était de trouver la chambre froide, là où les cuisiniers mettaient des desserts près d'avance. Et puis, dans ce genre d'endroit, il y avait toujours du chocolat, des biscuits, des bonbons, de la glace à tous les parfums possibles et inimaginables, de la pâte d'amande, des dragées, du pain d'épice... Et tout ça en quantité telle que l'on pouvait survivre un mois avec sans manger la même marque de chocolat ou le même parfum de glace. C'était la chambre du trésor, la caverne d'Ali Baba, notre butin.
Comme nous connaissions l'hôtel, nous ne mîmes pas trop de temps à retrouver la chambre froide. Tom entra le premier, me tenant la main. Un paradis de glace s'offrait à nous. Tom se rua vers tout ce qui était chocolat et pain d'épice. Pour ma part, je préférais les glaces. Il y avait, dans les restaurants, des parfums toujours un peu spéciaux, qu'on a du mal à trouver sur le commerce. J'adorais la glace au spéculos, aux calissons d'Aix et ma préférée était la glace à la rose. Un pur délice...
Je revins dans la cuisine, les bras chargés de pots de glace. Je déposai mon butin sur un plan de travail et Tom ne tarda pas à me rejoindre avec du chocolat et des macarons. Il me regarda dans la lueur de la torche, souriant.
« Qu'est-ce qu'il y a ?
- J'ai envie d'essayer quelque chose
», dit-il.
Il n'attendit pas que je réponde quoi que ce soit. Il me prit par les dessous de bras et me porta pour m'asseoir sur le plan de travail parmi les pots de glace, les boîtes de macarons et les tablettes de chocolat.
« Reste-là », m'ordonna-t-il.
Je ne bougeai pas, le regardant fouiller dans les placards. Il trouva une casserole, la mit sur une plaque à gaz, l'alluma. Il revînt vers moi, prit les tablettes de chocolat, me caressa la cuisse. Je tendis la main vers lui pour qu'il m'embrasse, mais il repartit vers sa casserole en feignant de m'ignorer. Il ouvrit les tablettes et les découpa en morceaux qu'il jeta dans la casserole. Je le regardais faire, l'éclairant avec la lampe torche, sentant la chaleur du gaz de là où j'étais.
« Tom ?
- Chut !
»
Je voulais savoir ce qu'il avait dans la tête. Les expériences de Tom n'étaient pas toujours très plaisantes, pour moi du moins. C'était des petits jeux pervers. Mais ça lui faisait plaisir. Et j'aimais lui faire plaisir.
Il trouva une cuillère et remua le chocolat qui fondait. Une douce odeur sucrée s'éleva dans cette partie de la cuisine.
« Tomi, qu'est-ce que tu fa-
- Chut ! J'ai dis.
»
Il me lança un petit regard qui me fit frissonner tout entier. Histoire de patienter, je pris le pot de glace à la rose et l'ouvrit. Je trempai mon index dedans, forçant dans la chaire glacée, puis le portai à ma bouche, m'en barbouillant les lèvres pour les lécher ensuite. Le doux parfum fleuri envahit ma bouche et je souris en trempant une nouvelle fois mes doigts dans le pot.
« Tu va voir, ça va être bien.
- Je ne suis pas rassuré pour autant
», dis-je avant de mettre mes doigts dans ma bouche.
Je regardais Tom du coin de l'½il. Il faisait de même. Je me retins de rire. Le premier qui riait avait perdu.
Je soutins sous regard deux minutes, puis mes lèvres s'étirèrent dans un grand sourire et je ris en basculant ma tête en arrière. Je riais sans bruit, mais j'avais perdu quand même. La sentence n'était cependant pas méchante.
« Tu retires ton tee-shirt », me dit Tom sans me lâcher des yeux, tout en touillant sa préparation. « De toutes manières, je te l'aurais enlevé dans trente secondes ».
Il fallait enlever le vêtement que le gagnant avait choisit.
J'enlevai donc mon tee-shirt, me demandant bien pourquoi il me l'aurait fait enlever coûte que coûte.
Je n'attendis pas longtemps la réponse. Tom éteignit la plaque de gaz quand tout le chocolat fût fondu et vînt vers moi avec la casserole.
« Tu ne vas pas me verser ça dessus, quand même ?!
- Ben, si. Mais je vais attendre que ça refroidisse un peu.
»
Il posa la casserole à côté de moi puis vînt se mettre face à mon visage. Il frotta son nez au mien en posant ses mains sur mes cuisses. Il m'embrassa ensuite en suçant mes lèvres au goût de glace à rose. Il caressait mes jambes, remontant à mon ventre. Il appuya son index gauche sur mon tatouage en forme d'étoile que j'avais à l'aine.
« Et pourquoi tu veux me verser sur chocolat dessus ?
- Je ne sais pas. Ca peut être intéressant.
- J'ai pas envie que tu me barbouilles de chocolat.
- Ca va pas être long.
»
Il jeta un coup d'½il à la casserole, puis trempa un doigt dedans. Le chocolat durcissait.
« Ca devrait aller », dit-il.
Je regardai la casserole, peu rassuré. Je n'aimais pas trop ça.
« Tomi, je ne veux pas...
- Mais ça va pas être long. Allonge-toi.
»
Je m'allongeai sur le plan de travail. Tom se mit à côté de moi, toujours debout. Il mit casserole au dessus de mon torse et inclina doucement le poignet. Je regardais le chocolat liquide couler comme une lave visqueuse vers le bord de la casserole. Il en coula ensuite un épais filet qui s'étala sur mon ventre. Je sursautai, surpris par la chaleur. Ce n'était pas brûlant, mais c'était assez chaud pour vous faire gémir légèrement, plus de surprise que de douleur.
Je regardais avec amusement le chocolat descendre de ma poitrine, couler sur mes côtes, inonder mon nombril. Tom trempa ses doigts dedans et les passa sur mes lèvres, les recouvrant de chocolat comme un rouge à lèvre mal étalé, qui déborde.
« Tu es très attirant, comme ça. »
Forcément, pour quelqu'un qui mangerait du chocolat jusqu'à en exploser, pour sûr que j'étais appétissant.
Il se pencha au dessus de moi, puis se mit à lécher le chocolat. Je pouvais aisément sentir sa langue moins chaude que le chocolat contre ma peau. Je le regardais. Il était beau quand il pratiquait ses petites expériences. Celle-ci n'était pas désagréable pour moi.
Il termina de lécher le chocolat sur mon ventre en moins de cinq minutes. Il vînt ensuite embrasser mes lèvres recouvertes de chocolat. Il les lécha, les suça, les mordilla, les embrassa. J'avais mes mains sur ses joues, elles étaient brûlantes.
C'était nos petits jeux nocturnes. Nous étions souvent trop stressés ou trop énervés pour dormir, alors nous jouions. Personne ne se doutait de rien, sauf les restaurants dévalisés le lendemain. Tout le monde savait que Tom et moi étions frère. Personne en revanche ne savait que nous étions amants. C'était drôle, très drôle. Du moins, c'était drôle jusqu'à cette nuit-là.


Voilà le premier chapitre! Ca vous plaît?

# Posté le dimanche 09 mars 2008 12:24

Modifié le dimanche 09 mars 2008 13:27

Chapitre Deux

Chapitre Deux
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Tom arrêta de m'embrasser et prit le pot de glace à la rose. Avec une cuillère, il en prit un gros morceau et me le mit dans la bouche. C'était froid. Il me fit fermer la bouche et m'embrassa de nouveau. C'était chaud. Chaud et froid à la fois, j'adorais ça.
Je sursautai quand un objet métallique frappa le sol dans un vacarme épouvantable après un aussi plat silence. Je me redressai vivement, Tom aussi.
« Mais qu'est-ce que t'as fait tomber ?! On va se faire prendre !
- Je n'ai rien fais tomber du tout !
» Dit Tom en haussant les épaules.
Je regardais par terre. Et, effectivement, rien n'était tombé au sol.
« Il y a quelqu'un d'autre ici », dis-je.
Et à la seconde même où j'achevais ma phrase, il y eut de nouveaux objets qui tombèrent à terre, puis je vis une ombre se déplacer en courant lourdement vers la sortie au fond de la cuisine. La personne tenait un appareil photo.
« Un paparazzi ! » S'écria Tom.
Je remis mon tee-shirt en hâte, mais je savais que ce petit con de paparazzi avait déjà dans sa boîte magique des photos traîtres de Tom et moi qu'il vendrait des cents et des milles aux magasines. Bill torse-nu, ça ne valait rien face à Tom roulant un patin à Bill. Si le monde découvrait notre relation particulière, à Tom et à moi, notre îlot de paradis pourrait bien virer aux grottes de l'enfer.
« On le rattrape ! Sinon on est morts ! », dit Tom.
Nous nous mîmes donc à la poursuite de l'ennemi. Il ne courait pas très vite et il n'avait pas pris trop d'avance sur nous. Il sortit de la cuisine par une porte qui menait à un parking découvert. Il se dirigea vers la route plongée dans le noir. Il n'y avait pas de lampadaires, et la lampe torche était restée dans la cuisine. Nous étions à bout de souffle. Le paparazzi traversa la chaussée et se jeta dans un taxi avant que nous le rattrapions. Tom était un peu plus avancé que moi et se jeta sur la porte du taxi mais, celui-ci avançant déjà, il ne fit que se cogner dessus avec violence puis, ayant perdu l'équilibre, il tomba à terre comme un pantin, se claquant la tête sur le bitum avec un craquement sinistre. Horrifié, je plaquai mes mains sur ma bouche en hurlant. Je voyais déjà du sang.
Mais bientôt je ne vis plus rien du tout. Il y eut des lumières éblouissantes, des coups de klaxon, une terrible douleur dans tout mon corps, puis la sensation de tomber dans une supernova, d'être propulsé à une vitesse impressionnante dans un trou noir sans fond. Mon corps me donna l'impression de se dissoudre dans le néant. Toutes les sensations disparurent, comme si le monde entier venait d'exploser. Je plongeai dans un vide dans fin, dans un océan infini d'étoiles et de noir.
En vérité, j'étais mort. Renversé par une voiture roulant trop vite. Des jeunes rentrant d'une tournée des bars. Ma nuque s'était brisée, expliquant la disparition des sensations. J'étais déjà à moitié mort après le choc, et une hémorragie interne m'avait achevé.
J'étais mort.
Oui, mort. Mort et près à pourrir. Mort et près à faire pleurer. Mort et près et à être finalement oublié.
Pourtant, bien que mort, je rouvris les yeux.

Le deuxième chapitre! Il est beaucoup plus court, je sais. mais c'est voulu. Certains chapitres seront courts, d'autres moyens, d'autres longs, et d'autres encore plus longs xD. Voilà! La suite mercredi!

# Posté le dimanche 09 mars 2008 13:29

Chapitre Trois

Chapitre Trois
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Je rouvris les yeux, certes, mais pour ne rien voir d'autre qu'un brouillard épais et effrayant. J'étais allongé sur le ventre, dans l'herbe de je-ne-sais-où. Je ne voyais même pas le bout de mon nez.
Brouillard.
Tout en moi était en train de se masquer, de disparaître, comme si une brume dense me recouvrait. Tous mes souvenirs de ma vie d'avant semblaient s'éloigner et je ne pouvais plus les atteindre. Je ne pourrais pas les ratrapper. C'était comme si je me réveillais d'un long rêve et que, alors que je me réveillais, le souvenir de celui-ci s'effaçait. Je ne me souvenais plus de rien d'autre que les quelques dernières images de ma trop courte vie: Tom, et les phares de la voiture qui m'a tué. Le reste... Le reste... il y a-t-il vraiment un reste? Je ne m'en souviens déjà plus. Le brouillard a tout engloutti. Il ne reste que moi et mes deux images. Simplement moi m'accrochant à deux images. Juste moi dans le brouillard tentant de retenir deux images floues qu'un vent violent voulait m'arracher des mains.
Le vent triompha de moi. Je perdis l'image de Tom à jamais dans le brouillard de ma mémoire annéantie. Je ne me souvenais alors plus que d'une chose: que j'étais mort.
Je me redressai dans l'herbe, et je me mis à pleurer. Je pleurais parce que j'étais mort. Si je pleurais pour autre chose, je n'en avais pas conscience.
En réalité, je ne pleurai pas longtemps. J'eus rapidement perdu toute raison de pleurer. C'était le vide en moi. Un vide comblé par du brouillard. Je m'apellais Bill, j'avais dix-sept ans passés, j'étais perdu et je ne savais pas ce que je faisais ici.
Finalement, je me levai. Je fus alors surpris par une sensation de paraître un peu lourd.

La suite ce soir! Et ça sera un long chapitre!

# Posté le mercredi 12 mars 2008 11:26

Modifié le mercredi 12 mars 2008 13:50